Voici un texte que j'ai trouvé super beau, certains disent que c'est David qui l'a écrit mais moi je sais que c'est pas lui. En tout cas, quand on m'a envoyé le lien on m'a dit qu'il était triste et que je ferais bien d'attraper des mouchoirs... J'ai pas voulu le faire parce que je me suis dit que c'était qu'un texte et que j'allais pas pleurer pour ça, mais finalement je me suis faite avoir, donc un conseil: âmes sensibles, sortez vos mouchoirs !!..!!
<< Ne parlez-vous jamais à haute voix, bien que personne ne soit autour, juste pour vous assurer que vous êtes vivant ?
Je le sais, je le fais. Tard le soir, je chuchote des mots sans importance à plusieurs reprises encore et encore, pour m'assurer qu'ils peuvent être entendus. D'une façon ou d'une autre dans une longue période de silence je n'avais pas glissé dans un état inconnu. Viens-tu ce soir ? J'espère que oui. J'ai été chez Chuck à plusieurs reprises ces derniers jours. Quand je m'associe aux autres tu ne viens jamais. Tu sais qu'ils nous donneront simplement des sueurs froides et des froncements de sourcils inquiétés. Tu sais ça, ça me fait mal. Ainsi respectivement tu restes loin. "Hé !". J'entends ta voix pendant que ma porte s'ouvre, envoyant un jet étroit de lumière à l'intérieur momentanément avant que tu la fermes. Tu traverses la chambre et enlève tes souliers avant de t'asseoir dans le lit à côté de moi. J'enroule mon bras autour de ton corps musclé et j'embrasse ta joue. "Tu m'as manqué.". Mes mots frappent l'air immobile pendant que tu appuies tes lèvres aux miennes. "Je pourrais parier que Chuck, Pat et les autres seraient vraiment contents de te voir. Tu devrais venir la prochaine fois qu'ils vont m'inviter." Je m'éloigne un peu de toi et dit ceci avec un grand sourire sur mes lèvres. Tu lèves ta main et mets un doigt sur ma joue, ton doigt est froid, tu es toujours froid, tu n'as pas été chaud depuis longtemps.
"Tu sais qu'ils ne me verront pas." Tu dis ça doucement, tu penches ta tête sur le côté et je cligne plusieurs fois des yeux et approche mon visage près du tien. "Pierre ...", je t'embrasse, "Je t'aime." Tes yeux baissent et montrent un regard plein de douleur. "Je t'aime aussi David, je vais toujours t'aimer."
"- J'ai entendu la phrase je t'aime tellement souvent de plein de personnes, fan après fan, plein de personnes à qui je parle aussi, mais tu es le seul, qui, quand tu me le dis, me donne un sentiment de chair de poule qui court le long de mon dos. Tu es la seule personne qui a ce regard dans les yeux. Le regard qui me dit que tu es le seul, le seul pour moi."
Nous nous étendons dans les bras de chacun pendant plus d'une heure avant que ton corps échappe de ma prise et tu t'échappes de sous les couvertures.
"Pas aussi tôt." Je marmonne ceci, sortant du sommeil dans lequel j'étais tombé. Ta main pousse mes cheveux de mes yeux et tu embrasses mon front.
"Tu sais que je dois ...", "Reste juste pour la nuit." Je tapote l'endroit sur le lit où tu étais et je mets mon visage dans ton oreiller. Il n'a plus ton parfum. "Je ne peux pas rester pour la nuit. Tu sais cela." Ta main touche mon dos et le frotte doucement. Je lève ma tête et te regarde dans les yeux.
"On va se voir la prochaine fois sue tu auras besoin de moi." Un autre baiser sur la joue et tu marches vers la porte, laissant le jet étroit de la lumière de nouveau pendant que, cette fois, tu disparais de ma vue. Je me tourne sur le côté et m'étends où tu étais couché. Les couvertures semblent intactes comme si tu n'avais jamais été là.
Chuck m'a appelé autour de 7 heures, en sachant que je serais debout, et m'a demandé de venir autour de 3 heures. J'ai accepté, bien que ça ne me tentais pas. "Mes plans étaient de te rejoindre et que nous pourrions traîner pendant un moment." Maintenant que je n'ai pas d'autres options, je marche dans le salon, en ramassant des affaires qui traînent un peu partout. Cette revue ne devrait pas être sur la table, elle devrait être dans le panier à côté du centre de divertissement. Cette veste ne devrait pas être sur le divan, elle devrait être pliée sur une chaise ou dans ma chambre. Cette bouteille vide ne devrait pas être sur la plancher, elle devrait être dans les poubelles. En conclusion, tout semble correct et j'incline la tête. Quand je suis seul, je n'aime pas perdre mon temps, ainsi j'essaye de mettre toute mon énergie dans quelque chose de constructif. Il est presque 3 heures, ainsi, ceci devrait être fait. Je peux toujours reprendre plus tard le "ménage". Je prends la veste que j'avais mise sur la chaise, prends mes clefs sur le comptoir et sors par la porte avant. "Hey !", je sursaute légèrement quand je te vois assis dans les escaliers près du trottoir. "Pourquoi tu ne viens pas à l'intérieur ?" Je barre la porte et descends pour m'asseoir à côté de toi. Tes mains se posent sur mes épaules et tu me tires un peu vers toi. "Tu n'as pas besoin de moi à l'intérieur.", tu répètes la réponse et embrasses ma joue. "Je vais chez Chuck, veux-tu venir ?". Ta tête se tourne légèrement, "Tu sais que je ne peux pas.", "Mais oui tu peux." Je mets ma main sur ton épaule et la serre un peu, tes yeux baissent avant que tu n'aies le temps de répondre à mon commentaire. Une jeune fille entre dans la cour, je crois qu'elle a à peu près 5 ou 6 ans. Je n'avais pas vu le groupe jouer l'autre côté de la rue.
"Bonjour monsieur", elle me sourit et ramasse son ballon qui avait roulé. "Qu'est ce que tu fais ?", elle serre son ballon et penche sa tête, elle est adorable. Cheveux bruns bouclés, yeux bruns et grand ensemble rose et blanc. Je jette un coup d'oeil sur toi puis à nouveau sur elle. "Salut ma puce, je parle simplement à mon ami (en te pointant du doigt)."
Elle regarde où je pointe avec un air confus ; "Vous avez l'air un peu vieux pour avoir un ami imaginaire." Sur ce, elle part. "C'était bizarre", je murmure ceci et te regarde. Tu la regardes avec un reflet dans les yeux que je ne peux pas décrire. "Je viendrais avec vous mais je sortirai seulement si vous avez besoin de moi." Sans commentaire sur la fillette, tu te lèves et marches vers la voiture. Je reste sur la marche pendant un moment avant de te suivre.
Je marche silencieusement chez Chuck en glissant ma main sur le mur blanc. Des voix viennent de la cuisine alors je me dirige dans cette direction. "Hey Dave !", je suis salué par Seb en entrant dans la pièce. Les trois gars sont à la table, tous, sauf Patrick qui est absent pour une raison qui m'est inconnu.
"Salut", dis-je. Mes intentions étaient de m'asseoir, mais j'ai changé d'avis. "Ca va ?", demande Jeff en haussant les sourcils. J'incline la tête. "Pierre est dans l'auto, je pense que vous devriez aller lui parler.", quand j'ai dit ça, tous deviennent silencieux et m'observent doucement. Je passe mon poids d'un pied sur l'autre, inconfortable, à cause des regards que je reçois. "Il n'a jamais rien fait de mal, alors je ne vois pas pourquoi aucun de vous ne va lui parler ou ne le regarde pas." C'est comme si je parlais à un mur. Ils sont tous blancs et me regardent fixement et regardent les autres quelques secondes. "Pourquoi vous ne voulez plus le voir ?". Je me tourne de leurs corps silencieux. Tu marches dans la cuisine bien que personne ne te voie. Tes lèvres montrent un sourire pendant que tu passes à côté de moi. Puis Chuck vient me voir, il me dit : "Ca fait 2 mois Dave ... 2 mois ...", Chuck parle doucement et je ferme un peu les yeux. Il pousse sa chaise loin de la table et se lève, m'approchant lentement. "Ne change pas de sujet, pourquoi vous ne le voyez plus ?"
La dernière partie sera plus forte que je pensais. Chuck donne un coup de poing sur la table. "Bon Dieu David ! Il n'y a pas un jour qui passe sans que je ne veuille pas le voir." Je reste planté là à cause du choc, je ne pensais pas qu'il pouvait parler si fort, je ne l'avais jamais entendu. "Dans ce cas, pourquoi tu ne lui parles pas ?" Ma voix est à peine audible. Ses doigts jouent avec le tissu de ma veste et il soupire, "Je lui parle David, je lui parle chaque foutu jour !", ses yeux rencontrent les miens et je remarque les larmes dans ses yeux qui sont prêtes à tomber. "Mais il n'a jamais répondu. Mon Dieu, je souhaite qu'il réponde", une larme coule sur sa joue et je la regarde tomber. "Je m'ennuie de lui", pendant qu'il parle, je me rends compte que moi-même je suis sur le point de pleurer. Je ne veux pas entendre ce qu'il dit, je ne veux pas entendre. "Non !", je bouche mes oreilles, "Ne dis pas ça ! Si vous lui parlez, il vous répondra, il me répond toujours ; je lui ai parlé tout à l'heure."
Je crie ça et tombe à genoux. Mes yeux se ferment et je prends ma tête entre mes mains. Je sens le corps de Chuck qui descend à côté du mien et il me prend dans ses bras.
Graduellement, j'ouvre mes yeux. "Tu devrais le laisser aller, c'est dur, mais il faut, on a tous accepté le fait qu'il ne reviendra jamais. Peu importe comment on le souhaite ça n'arrivera pas. Tu ne peux pas continuer de t'associer à quelqu'un qui n'est pas là." J'enfouis mon visage dans ses bras et mon corps tremble avec les sanglots que je libère. "Mais je l'aime." Sa main frotte mon dos d'une façon calmante pendant que j'essaie d'avaler mes larmes.
"Je sais que tu l'aimes, vous avez été faits l'un pour l'autre, mais il faut que tu t'en remettes." Je m'assoies. Pendant que je reprends le contrôle de mes émotions, je passe ma main rapidement sous mon nez. "Est-ce que je peux lui dire au revoir ?"
Quand je dis ça, il regarde les autres et mes yeux restent cloués au sol. "Bien sur" ; silencieusement je me lève et vais dans la chambre de Chuck. Quand j'entre, je sais que tu es sur le lit. Il fait noir. Je marche jusqu'au lit et je m'assoies à côté de toi. Ta main prend immédiatement la mienne et tes lèvres prennent les miennes. "Pierre, j'ai essayé d'éviter ce moment parce que je ne voulais pas te dire ça", tes mains serrent les miennes car tu sais ce qui s'en vient. Mes larmes coulent sur mes joues. "Il faut que je te dise au revoir." J'enlève mes mains des tiennes et les places sur tes épaules, tes yeux rencontrent les miens et c'est très dur. "Honnêtement, je ne voulais pas que ça arrive.", tu dis ça rapidement en mettant tes mains sur ma taille. "Tu es mort dans un accident d'auto il y a de ça 2 mois et je ne l'ai jamais accepté. Je ne voulais pas." De nouvelles larmes prennent place dans mes yeux ... "Pourquoi me parles-tu encore alors ? Pourquoi es-tu assis à côté de moi ?"
Une larme coule sur ma joue droite et tu l'essuies avec ton doigt. "Parce que tu avais besoin de moi. Tu ne comprenais pas que j'étais parti. Tu es venu aux funérailles, mais mentalement tu n'étais pas là.", "Je ne m'en souviens pas.", une autre larme tombe et tu la rattrapes encore. "Je ne pouvais pas partir, tu ne comprenais pas ce qui se passait." Tes mains lâchent ma taille et tu me fais une caresse. "Je viendrai chaque fois que tu auras besoin de moi.", "Pourquoi il a fallu que tu ailles à la banque ? Tu serais encore ici avec moi si tu n'étais pas allé à la foutue banque !" J'enfonce ma paume dans ton épaule et ton visage ne change pas. "Je suis désolé David, je suis désolé.", "Je ne veux pas te laisser partir.", je dis ceci doucement. "Je ne suis pas fâché après toi, je ne veux juste pas te laisser partir. Je veux que tu reviennes, juste que tu reviennes.", je secoue ma tête en fixant la couverture. "Je ne cesserai jamais de t'aimer.", tu dis cela tranquillement et me fais une grosse caresse. Je sens le doux parfum que tu as encore. "Je t'aime tellement.", avec des tentatives pour retenir mes larmes, je dis ceci d'un ton plus bas "Au revoir", tes lèvres se pressent de nouveau sur mon front et je lève ma tête pour un dernier baiser. "Au revoir", je ferme les yeux et quand je les ouvre à nouveau, je serre seulement de l'air. "I'll meet you there Pierre, I'll meet you there", je chuchote ceci dans l'obscurité. Tu as écrit la chanson, mais je ne l'ai jamais vraiment comprise. Pour la première fois, je me sens seul, vide, et perdu. Mais je ne m'occupe pas ... parce que je sais ... que je t'ai laissé partir. >>


